MATISSE, anamnèse d’une vocation

L’ethnologue Giulia Bogliolo Bruna a édité en 2015 dans la collection « Éthiques de la Création » (Institut Charles Cros/Harmattan) Les Objets messagers de la pensée inuit, ouvrage préfacé par Jean Malaurie et postfacé par Sylvie Dallet. En marge de l’exposition« Devenir Matisse … Ce que les Maîtres ont de meilleur»[1], elle confie à l’institut Charles Cros cette analyse qui retrace la vocation de Matisse vers la couleur, alors que les Académies de peinture, au tournant du XXème siècle, voyaient dans la peinture l’apogée du dessin. Passionnée de poésie et de couleurs, attentive aux formes artistiques comme autant d’expressions de la pensée, Giulia Bogliolo Bruna continue son enquête sur les moments de la création contemporaine.

« Tout homme a une vocation », écrivait Søren Kierkegaard. Vocation qui, à la manière d’une potentialité, aspire à l’actualisation pour peu qu’elle rencontre un contexte favorable et que l’on consente aux efforts pour y parvenir. Rien ne prédestinait Henri Matisse à embrasser la carrière d’artiste.

Issu d’une longue lignée de tisserands et d’un père grainetier, il suit à l’Université de Paris des études de droit qu’il termine avec succès. Dès 1889, il est clerc d’avoué chez maître Duconseil à Saint-Quentin.

C’est dans l’espace confiné de l’hôpital, à la suite d’une crise d’appendicite, qu’il découvre le plaisir de la peinture. Son voisin de lit, Léon Bouvrier, qui peint à l’huile des paysages à partir de reproductions en couleurs, lui conseille de s’adonner à cette distraction : «Cette idée ne plaisait pas à mon père, écrit Matisse, mais ma mère prit sur elle de m’acheterune boîte à couleurs contenant, dans le fond, deux petits chromos représentant l’un, un moulin à roue, et l’autre l’entrée d’un hameau »[2].

Ainsi, par les arcanes du hasard, Matisse se révèle à lui-même : «…À partir du moment où j’avais cette boîte de couleurs dans les mains, c’était là qu’était ma vie[…].C’était le grand attrait, rappelle-t-il, l’espèce de paradis trouvé dans lequel j’étais tout à fait libre, seul, tranquille »[3].

Habité par une volonté opiniâtre de se doter d’une solide éducation artistique, Matisse, tout en travaillant dans le cabinet notarial de Maître Derieux, suit les cours de dessin de l’école Maurice Quentin-de-La Tour à Saint Quentin.

Après avoir réalisé une copie d’un moulin à roue qu’il signe  « Essitam » (Matisse à l’envers), il peint, en 1890, deux toiles titrées Nature morte avec des livres (huile sur toile) : il y met en scène ses livres de droit.

Loin de constituer de timides exercices picturaux, balbutiants, voire maladroits, ces tableaux au style très classique témoignent d’une remarquable maîtrise technique : «… Je me suis rendu compte, en réfléchissant, confiera-t-il par la suite au critique d’art Pierre Courthion, que ce que je retrouvais là-dedans c’était ma personnalité. […]On est dans tout ce qu’on fait, dans ses premières toiles aussi bien que dans les dernières »[4].

Possédé par une « force étrangère » qui le hante et le dépasse, le jeune Matisse suit son instinct premier : il délaisse le notariat et décide de se consacrer entièrement à la peinture. Le père se montre hostile à cette vocation tardive. Seule la mère, peintre amateur à ses heures perdues, l’encourage et le soutient : elle intervient auprès de son époux afin qu’il lui octroie une petite pension pour payer ses études artistiques. 

En 1891, Matisse se rend à Paris pour parfaire sa formation.Il considère, en effet, l’école un « outil nécessaire » pour acquérir la discipline et la «rigueurcréatrice », dont il fera preuve par la suite.

C’est le temps de l’apprentissage, des rencontres, des espoirs et des déceptions : Matisse intègre l’Académie privée Julian où il suit les cours du peintre académique William Bouguereau, l’une des célébrités de l’époque (Grand Prix de Rome en 1846). Ce dernier se montre cassant à son égard et lui reproche vigoureusement de ne pas savoir dessiner, d’ignorer la perspective et, dulcis in fundo, de négliger la propreté de ses travaux. Il quitte alors l’atelier et s’inscrit à celui du professeur Gabriel Ferrier (Prix de Rome en 1872). Il y pratique le dessin de modèle vivant.

En janvier 1892, Matisse présente Nu débout, un nu au fusain sur papier, à la première étape de l’examen d’entrée de l’École des Beaux-Arts, appelé le « concours des places ». Il échoue. Car, même s’il maîtrise la technique, il ne respecte pas stricto sensules règles canoniques et s’éloigne de l’idéal classique. Or, ses évaluateurs lui reprochent précisément cette liberté d’esprit et cette hardiesse. 

Matisse fera don en 1952 de cette académie d’homme au Musée de Cateau- Cambrésis en commentant d’un ton quelque peu revanchard : « Je ne dessine pas mieux aujourd’hui, je dessine autrement »[5].

Déçu par un enseignement techniciste, qui réduisait le dessin à un procédé mécanique et à un jeu de virtuosité, il postule à l’École des Beaux-Arts, dans l’atelier de Gustave Moreau : accueilli comme élève libre, il fréquentera cette Institution jusqu’en 1898. 

Parmi ses condisciples figurent, entre autres, Rouault, Marquet, Camoin et Manguin… 

Moreau reconnaît d’emblée le singulier talent du jeune peintre, « bon élève, travailleur assidu bien doué…» écrit-il dans une Lettre adressée au père de Matisse. 

En véritable maïeute, il cerne son potentiel et l’incite à suivre son intuition première ; il lui apprend à questionner les œuvres des Maîtres, à se les approprier sans craindre de perdre sa propre originalité et à lutter contre le réalisme.

 La peinture ne serait-elle pas la traduction d’une vision intime, par le dessin et la couleur ?

« Allez dans la rue ! »et « copiez au Louvre ! » lui conseille le Maître du symbolisme mystiqueLe Musée devient le lieu où Matisse pratique l’exercice formateur de la copie des tableaux des Anciens : il s’agit là non seulement d’un apprentissage des conceptions esthétiques et des répertoires formels, mais aussi d’une recherche de nouveaux moyens d’expression : « C’est du Louvre, confiera-t-il à Walter Pach, que je suis parti pour aller à la peinture fauve, c’est par là que s’explique mon œuvre». 

Suivant ses propres attirances, il papillonne de Raphaël à Titien, de Rembrandt à Corot, de de Heem à Chardin. Mais, au lieu de reproduire leurs chefs-d’œuvre avec une exactitude minutieuse, une fidélité quasi mimétique, il s’efforce d’en saisir l’esprit, transcendant le visible pour s’attacher « à rendre ce que les Maîtres n’ont pas rendu ». Ainsi, la démarche artistique de Matisse, que l’on pourrait qualifier par un oxymore de classique dans sa modernité, s’inscrit dans la continuité des Maîtres. Il est en quête l’esprit (du message) plus que la lettre (de la technique). 

Transgresser chez Matisse se fait ainsiacte de liberté. 

Dans ce laboratoire de la modernité qu’est l’atelier de Gustave Moreau, le peintre apprend le dessin d’après nature. Comme le rappelle le peintre symboliste: « Celui qui ne s’inspire pas seulemende la Nature mais la copie,    est perduIl y a mille façons de se perdre en art et une seule de se sauver ».

Il en est ainsi des deux copies que Matisse réalise de La desserte (1640) de Jan Davidsz de Heem. Dans la première version (1896), il peint comme d’après nature s’autorisant néanmoins quelques audaces ; en 1915, il donne une interprétation de la toile, dans une palette plus vivement colorée employant, « selon les méthodes de la construction moderne », une grammaire picturale d’esprit cubiste.

Lors de ses voyages à Belle Île en Mer (1895-96-97), Matisse part sur les traces de Monet. Auprès du peintre australien John Peter Russell, il s’initie à la technique impressionniste, s’exerce à la peinture en plein air et change sa palette : il veut faire vivre la lumière par la couleur. Toutefois, il n’hésitera pas à critiquer, dans les Notes d’un peintre (1908), le langage pictural des impressionnistes qui s’évertuent à saisir l’instant fugitif et, selon lui, « ne donnent[du paysage] qu’un moment de sa durée… ».  

Russell l’introduit auprès d’Auguste Rodin, et Camille Pissaro. Ce dernier l’encourage : « Très bien, mon ami, vous êtes doué, s’exclame-t-il découvrant son œuvre. Travaillez et n’écoutez personne ». 

En Corse comme en Bretagne, Matisse, l’« Homme du Nord », découvre et s’enivre de l’éblouissante lumière qui enveloppe et façonne ces paysages, plongés entre ciel et mer : « La quête de la couleurne m’est pas venue de l’étude d’autres peintures, rappelle-t-il, mais de l’extérieur – c’est à dire de la révélation de la lumière dans la Nature». 

En 1900, Matisse fait l’acquisition chez le marchand d’art Ambroise Vollard du tableau Les Trois Baigneuses de Cézanne qu’il vénère comme le « Maître à nous tous ». Il ne se détachera jamais de cette toile emblématique qu’il juge « très dense et très complète», refusant de la vendre même dans les moments les plus critiques. 

En proie aux difficultés économiques, Matisse doute de son art : «  […] je croyais que je n’arriverais jamais à peindre, parce que je ne peignais pas comme les autres. Un jour, j’ai vu les Goya [du Musée des Beaux-Arts] de Lille. Alors j’ai compris, avoue-t-il, que la peinture pouvait être un langage ; j’ai pensé que je pourrais faire de la peinture ».

Ainsi, le style inimitable de Matisse germe en résistance à l’académisme ambiant et aux dogmatismes doctrinaires. Il s’enrichit de l’exploration de nouvelles voies et techniques artistiques et de l’expérimentation des mouvements contemporains – du divisionnisme au cubisme -, dont il procède à une appropriation libre et sélective des innovations, toujours fonctionnelle à sa propre esthétique : « je cherche simplement, affirme-t-il, à poser des couleurs qui rendent ma sensation ». 

Auprès de Signac et de Cross, avec lesquels il avait passé l’été en 1904 à Saint-Tropez, Matisse expérimente avec bonheur la technique divisionniste. Après une laborieuse gestation, comme en témoignent les esquisses et les études préparatoires, Matisse peint le célèbre tableau Luxe, calme et volupté, titré d’après le refrain du poème baudelairien L’invitation au voyage.

Le style y est influencé par le divisionnisme et affirme la primauté de la couleur. Toutefois, Matisse s’accorde quelques licences : il peint par des touches très travaillées et larges de couleur pure et flamboyante qui annoncent le fauvisme. 

Exposé au Salon des Indépendants de 1905, le tableau fait sensation : Signac achète cette toile-manifeste qui trônera, pendant quarante ans, dans la salle à manger de sa villa tropézienne.

Pendant l’été 1905, à Collioure, en compagnie de Derain, Matisse s’éloigne de la peinture divisionniste et adopte un langage pictural plus libre et expressif, une palette chromatique ivre de la lumière méditerranéenne. S’inspirant à Van Gogh et Gauguin, il perçoit la puissance révolutionnaire de la couleur pure en tant que moyen d’expression intime.

Lors du Salon d’Automne 1905, la démarche picturale résolument novatrice de Matisse et de ses amis Albert Marquet, André Derain, de Maurice de Vlaminck et de Kees van Dongen fait scandale. Dans un article publié le 17 octobre dans Gil Blas, le critique d’art Louis Vauxcelles s’exclame devant une sculpture classicisante exposée dans la même salle que ces peintres : «La candeur de ce buste surprend au milieu de l’orgie de tons purs : Donatello parmi les fauves ». L’image du fauve n’est pas anodine. Et ce, car elle renvoie par métaphore à une force brute, violente et animale. 

Les collectionneurs américains Gertrude et Léo Stein lui achètent Femme au chapeau, un portrait de madame Matisse exposé dans cette « cage aux fauves » qui choque le public.

Héritier des recherches coloristes du XIXème siècle, le fauvisme, ce courant de la peinture expressionniste (1903-1910) dont Matisse fut le porte-drapeau, se caractérise par la libération de la couleur et une vision fondamentalement antinaturaliste : « Le fauvisme secoue la tyrannie du divisionnisme, rappelle Matisse. On ne peut pas vivre dans un ménage trop bien fait, un ménage de tantes de province. Ainsi, on part dans la brousse pour se faire des moyens plus simples qui n’étouffent pas l’esprit. Il y a aussi, à ce moment, l’influence de Gauguin et Van Gogh. Voici les idées d’alors : construction par surfaces colorées, recherche d’intensité dans la couleur. La lumière n’est pas supprimée, mais elle se trouve exprimée par un accord des surfaces colorées intensément. » 

Ainsi, chez le chef de file de l’école fauve, la couleur ne sert pas la représentation mimétique d’une vision objective, mais exprime les sensations de l’Artiste, sa lumière intérieure. 

Fort de cette révolution chromatique, Matisse oriente ses recherches sur le synthétisme des formes, des masses et des volumes : « Je cherche des forces, un équilibre de forces », note-t-il.

En 1906,Matissefait la connaissance de Picasso par l’intermédiaire de Gertrude Stein, qui définit ces deux artistes si singuliers respectivement le « Pôle Nord » (Matisse) et le « Pôle Sud » (Picasso) de l’Art moderne. Il naît alors une relation féconde, mais complexe, entre les deux génies qui oscille entre véritable amitié et rivalité professionnelle.

Lors d’un dîner en ville chez Gertrude Stein, c’est le Père du Fauvisme qui fait découvrir à Picasso l’art africain dont le langage sculptural et l’exotisme l’interpellent et le fascinent : « Matisse prit sur un meuble une statuette de bois noir, révèle Max Jacob, et la montra à Picasso. C’était le premier bois nègre, Picasso le tint à la main toute la soirée. Le lendemain matin, quand j’arrivais, le plancher était jonché de feuilles de papier Ingres. Sur chaque feuille un grand dessin, presque le même : une face de femme, avec un seul œil, un nez trop long confondu avec la bouche, une mèche de cheveux sur l’épaule. Le cubisme était né ».

Dans un registre plus classique, Matisse intègrera cette sculpture mystérieuse Vili dans le tableau Nature morte avec la statue nègre (1912). 

Artiste désormais reconnu, il jouit d’une célébrité internationale et expose dans les plus prestigieuses galeries (Bernheim jeune, Weill entre autres). 

En 1908, sous l’impulsion et avec l’aide financière de Sarah et Michael Stein, il ouvre une académie libre dans son ancien atelier dans l’ancien Couvent des Oiseaux au 56 rue de Sèvres à Paris.

Par-delà la nécessaire acquisition des canons et techniques académiques, Matisse encourage l’exploration de la quête intérieure de l’apprenant. En cela, il prône une pédagogie active, s’apparentant à celle pratiquée par Moreau. Ses préceptes fondateurs se résument dans la triade : visiter les Musées, s’abstenir de vouloir imiter la peinture en vogue, cultiver et défendre sa voie intérieure, sa vision intime.

La discipline et la rigueur créatrice s’imposent. Et ce, car, « les travaux lents et pénibles sont indispensables ». Le temps de l’apprentissage s’avère une longue – ardue mais obligatoire – initiation à l’art comme langage expressif, multiforme et polysémique toujours à réinventer. Ce que Matisse appelle « lelabour ». Il enseigne à ses disciples : « qu’on n’aborde pas la couleur comme on entre dans un moulin, […] il est nécessaire de s’y préparer sévèrement pour en être digne ». Toutefois, il s’évertue à restituer à l’œuvre d’art « la légèreté et la gaieté du printemps ».

Parmi les élèves de l’Académie figurent Max Weber, Oskar Moll, Rudolf Levy, Friedrich Ahlers-Hestermann, Franz Nölken, mais aussi Mathilde Vollmoeller.  En 1911, il décide de la fermer, redoutant de dispenser trop d’énergie dans l’activité d’enseignement : il souhaite désormais se consacrer exclusivement à son art. 

En quête de son style, Matisse est devenu, l’espace de deux décennies, l’un des plus grands artistes du XXème siècle ayant toujours su relever les défis sans jamais éviter  « l’influence des autres, confie-t-il à Apollinaire. J’aurai considéré cela comme un manque de sincérité vis-à-vis de moi-même. Je crois que la personnalité de l’artiste ne se développe, s’affirme que par les luttes qu’elle a à subir contre d’autres personnalités. Si le combat lui est fatal, elle succombe, c’est que tel devait être son sort ».

Tout en demeurant fidèle à son intuition première, le processus créatif de Matisse se construit entre doutes et fulgurances, expérimentations nouvelles et réappropriations originales. Ainsi se ressource-t-il auprès des grands Maîtres et se nourrit-il de ses contemporains, de Cézanne à Derain, de Signac à Picasso, dans un jeu subtil d’influences manifestes et de renvois subtilement tissés. 

Depuis ses premières années de formation artistique jusqu’à la création des panneaux de céramique de Saint Dominique, de la Vierge à l’Enfant et du Chemin de Croix de la chapelle de Vence, Matisse, ce magicien de la couleur necesse de voir le monde avec le regard émerveillé d’un enfant, traduisant – par la simplification du trait et l’ivresse de la couleur – « le sentiment pour ainsi dire religieuxqu’il possède de la vie ». 

Giulia Bogliolo Bruna


[1]A l’occasion des 150 ans de la naissance d’Henri Matisse(1869-1954), le musée éponyme du Cateau-Cambrésis, sa ville natale, lui a consacré l’exposition-événement «Devenir Matisse … Ce que les Maîtres ont de meilleur», qui s’est tenue du 9 novembre 2019 au 9 février 2020.Au travers de 250 œuvres de l’Artiste (dessins, peintures, sculptures) et de 50 tableaux de Maîtres anciens et contemporains (Rembrandt, Chardin, Goya, Delacroix, De La Tour, Van Gogh, Cézanne, Renoir, Gauguin, Monet, Rodin, Marquet, Picasso), cette remarquable exposition retraçait les 20 premières années de la carrière de l’un des plus grands Artistes du XXème siècle. Et ce, de sa révélation tardive à l’art jusqu’à la fermeture de son Académie à Paris en 1911, en passant par ses étapes de formation (l’école de dessin de Saint-Quentin, l’académie Julian,les cours d’Eugène Carrière, Gustave Moreau, Bourdelle…). Servie par une scénographie très réussie, l’exposition – la première consacrée à cette étape charnière dans la construction de son identité de peintre – s’orchestrait autour de deux axes : « Matisse élève »et « Matisse professeur ». Suivant un ordre chronologique, elle se déclinait en 6 sections thématiques: La révélation et l’envol à Saint Quentin L’apprentissage à Paris ;les Académies Les voyages et les jeux d’influences ; Dans l’Atelier de Matisse ; La transmission.

[2]Henri Matisse, Bavardages : les entretiens égarés, propos recueillis par Pierre Courthion, Paris, Skira, 2017, p.49.

[3]Ibidem, p.50.

[4]Ibidem, p.52.

[5]Henri Matisse, « Journal de Henri Matisse », juillet 1952.

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